{Changer le monde, un kilomètre à la fois}

Publi le lundi 17 avril 2006

Lundi 17 avril 2006 * La Zambie

Des notre entrée en Zambie, il me semble que tout a change, surtout la nourriture qui est notre premier sujet de conversation. Les supermarches sont partout et regorgent de produits comme du Nutella, du lait Nestle, du Muestli, des cereales,  des yahourts, etc.

 

Et on peut enfin payer nos courses par carte de credit. Et quand j’y repense, ce n’est pas si mal en fait, sinon je crois que la maison aurait deja ete saisie ! Parce que entre les statues en bois d'ebene et en teck, les bracelets en cuivre et en or, les jeux d'echec en pierre, la bouffe, les gin tonic, le cinema, et le rafting sur la riviere Zambeze, il y a des milliards d'occasion de depenser de l'argent que l'on en ai ou pas.

 

Les routes sont impeccables, bien meilleures qu’au Quebec. La pluie a cesse. Des temperatures plus supportables sont apparues. Les moustiques aussi sont apparus. En fait ils nous suivent depuis le Malawi....

 

 

Les gens sont d’une gentillesse etonnante, et pour la premiere fois, je ne me sens pas devisagee parce que je suis blanche. Ce qui me permet de faire tout un tas de choses de facon tres confortable, spontannee, et simple, comme prendre les transports en commun, danser sur la scene pendant un concert de musique zambienne, faire entrer mon velo au supermarche, manger dans un boui-boui douteux, etc.

 

Je vous signale que depuis Lusaka jusqu'à Livingstone, nous avons pedale 500 km en trois jours !! Fort heureusement, nous avons eu droit a deux jours de conge pour profiter pleinement des impressionnantes chutes Victoria.

 

 

Demain, nous passons la frontiere du Botswana, et pedalerons pendant 5 jours a raison d’au moins 160 km par jour....

Je crois que je fais aller faire une petite sieste.

 

Catavélo, 2006-04-17 07:06:06
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Lundi 17 avril 2006 * Joyeuses Paques

Je suis allee a la messe de Paques ce dimanche, a Livingstone en Zambie, et j’ai assiste a un des plus grands moments de ce voyage. Ouverte aux quatre vents, l’eglise Ste Therese est pleine a craquer de fideles de tous ages et de toutes couleurs, de religieuses jeunes, souriantes et jolies, de femmes arborant leur plus beau pagne, et d’hommes proprement vetus de chemises blanches. Tout le monde affiche un grand sourire car ici, on est venu celebrer Paques avec l’impatience et l’excitation des instants precedents une grande fete pleine de promesses.

 

 

Une chorale de 40 chanteurs s’elance. Le ton est donne. Tam tam, tambourin et autres percussions donnent le rythme. Une vingtaine de jeunes filles toutes habilles du meme pagne, s’avancent dans l’allee centrale jusqu’a l’autel en dansant. Les fideles tapent des mains et ne peuvent s’empecher de se dandiner a leur place. Une formidable energie se degage de cette assemblee et s’eleve dans la nef telle une clameur irresistible. Cette energie sera maintenue a son plus haut niveau pendant 2 heures.

 

 

Puis vint le moment de l’eucharistie . Au lieu de se retourner vers son tabernacle, le pretre fait face a la foule pour y recevoir sa dime. Alors que les 40 paires de poumons continuent a chanter, les fideles s’avancent dans l’allee centrale les bras charges de sacs et de victuailles en tout genre: des oranges, de la farine, des cocas solas, du papier toilette, une poule vivante, du pain, des biscuits, et j’en oublie.

 

 

Ici, la communion avec Dieu se fait dans la joie, le chant et la contagion. Chez nous, elle se fait dans le recueillement, le silence et l’introspection. Ici, les gestes et les symboles de l’eglise romaine sont reproduits avec simplicite. Chez nous, ils sont presque oublies. Ici, les fideles sont les acteurs de leur messe. Chez nous, ils sont spectateurs passifs.

 

Car ici en Afrique, la joie de vivre est omnipresente. Le continent, oublie par l’OMC et les grandes tractations commerciales, est le theatre des pires scenarios. Pourtant, je ne croise que des gens souriants, aimables, rieurs et prets a donner tout ce qu’ils ont, plein de joie, de chaleur et beaucoup d’humanite.

 

Nous, nous avons tout et meme plus, et pourtant, nous sommes enclins a la depression. Ici, on n’a rien et encore moins, et on est enclin a la joie de vivre. Je me demande ce qui cloche dans notre civilisation…  

Catavélo, 2006-04-17 07:01:34
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Lundi 17 avril 2006 * Tout le monde a bicyclette !

Alors que chez nous, le velo sert au transport et aux loisirs, il est ici un outil de travail, souvent le seul moyen de transport, et un objet indispensable. Il sert a tout, absolument tout.

Des familles entieres y voyagent : femme et bebe sur le porte bagage et enfants sur le cadre.

On y transporte des animaux ( je vous passe mes commentaries sur le traitement fait aux animaux car il est tout simplement inhumain ). On y attache aussi d’enormes sacs de victuailles, de charbon, de canne a sucre, de materiaux de construction, etc.

 

Toute une activite economique s’est developpe autour du velo: les “garages a velo” sont partout et on y repare, ajuste, transforme, et recycle. Parfois, je m’arrete dans un de ces garages pour remettre un peu de pression dans mes pneus, et c’est alors un grand moment ! On me regarde avec curiosite, on touche mon velo, on veut l’essayer, on regarde l’odometre et on pose plein de questions. Quand je leur parle de notre parcours, Le Caire-:Le Cap, 12000 km, j’ai droit a des hurlements d’encouragement et des rires bruyants qui font accourir la moitie du village. Certains locaux deviennent, pour quelques instants, compagnons de route et s’efforcent de suivre la cadence sur leur velo a une vitesse. Je ne compte plus les fois ou j’ai mis un peu d’huile sur les chaines qui grincent de secheresse, ni les chambres a air que j’ai laisse a ces compagnons !

Catavélo, 2006-04-17 06:50:25
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2 Commentaires :

Commentaire crit le lundi 05 février 2007 à 03:34:28 (lien)
Olek Romain
toi, sur le vélo, jte kiff


Commentaire crit le lundi 20 novembre 2006 à 12:44:06 (lien)
germain
odkozsfjze


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