Je suis a Dar Es Salaam qui n'est pas du tout sur la route du Tour d'Afrique. Vous comprendrez quand vous aurez lu l'article suivant...
J'adore ces grandes villes d'Afrique ! Le mariage de leur heritage colonial, du tourisme et de la modernite leur donne un charme fou. Mais soyons clairs ! Nous sommes en Afrique anglaise (disons ex-anglaise), alors on roule a gauche ( ils sont fous ces anglais), et c'est propre, c'est vert, et c'est surtout beaucoup moins bruyant que dans l'Afrique francaise ( enfin, ex-francaise).
Dar Es Salaam me fait un peu penser a Addis Abeba, mais en plus exotique. Et puis on peut se faire comprendre car tout le monde parle anglais. C'est plus pratique que l'Amharic, surtout au restaurant.
Nous sommes dans un petit hotel au coeur de la ville, et au coeur d'un quartier qui grouille de bons restos-pas-chers, de cafes internet, de marchands de statues d'ebene, de bureaux de change, et de vendeurs de tout.
Nous avons ete visite les Nations Unies, qui sont d'ailleurs tres tres presentes en Afrique. Deja au Soudan, nous croisions des tas de camions au logo bleu. A Arusha, il y a aussi le tribunal international qui doit juger du genocide rwandais ( Toutes les sessions se deroulent en francais. Du coup, l'Alliance francaise a aussi installe un bureau a Arusha).
Nous avons aussi croise Harji et sa femme Nevine qui ont tous les deux grandi a Dar Es Salaam. Nous avons passe une demi-journee avec eux, ils sont supers tous les deux...
Demain, nous prenons le premier bateau pour Zanzibar. Puis direction le marche aux poisson pour une langouste grillee, et puis enfin la plage ! La vraie... Je vous montre les photos des que j'en ai.
Catavélo, 2006-03-23 10:05:13
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Depuis quelque temps, disons depuis Addis Abeba, j'observe un certain laisser-aller chez les cyclistes. Un laisser-aller leger et quelque peu delicieux. Non seulement certains coureurs ont completement abandonne la course pour redevenir touristes a velo, mais d'autres s'echappent plusieurs jours du camp pour aller decouvrir un peu d'Afrique de leur cote.
C'est le cas de Paul l'irlandais qui est parti pendant 10 jours pour l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi pour echouer dans la jungle equatoriale du Congo, nez a nez avec des gorilles !
C'est aussi le cas de Sam Bail, qui etait venu pour gagner la course et qui a finalement change d'avis. A la place, il est alle grimpe le Kilimandjaro... et a reussi ! Il etait accompagne de Danny qui a prefere pousser jusqu'a Dar Es Salaam.
C'est egalement le cas de Pieter, qui a gagne la premiere section ( un vrai raisseur donc). Puis il est tombe malade et a du arreter de pedaler pluseiurs jours. Au lieu de rester dans le camion d'assistance, il a carrement pris 3 semaines de conge avec sa femme !! J'ignore ou il est en ce moment, disons quelque part au sud du 4eme parrallele. Il est sense revenir a Iringa.
C'est bien entendu le cas de Judith l'anglaise qui, non contente de s'etre fait attaquer par un cochon sauvage, s'est fait une entorse en voulant imiter une gazelle en sautant du camion de safari. Elle est actuellement a Zanzibar avec Kevin qui a l'estomac trop barbouille pour pedaler . Hum hum...
C"est finalement mon cas car je vous ecris de Dar Es Salaam ou je suis depuis hier en compagnie de Raj.
Bon je vous explique: j'ai attrape un truc du genre nez bouche-bronchite-toux appetissante etc, en devalant une cote trempee par la pluie ( la cote et moi aussi). Resultat : pas de jambe, pas d'energie, et pas question de rester dans le camion d'assistance a regarder les autres cyclistes se regaler de leur journee. Leurs airs rejouis et satisfaits qu'ils affichent lors de leur arrivee au bivouac me donne le cafard. J'ai horreur de rester dans le camion d'assistance, je veux etre sur mon velo ! Par dessus le marche, je me suis fait mordre par une araignee ou un truc dans le genre, et j'ai fait une reaction cutanee tout a fait interressante. Je vous passe les details et la photo, mais ca brule, et c'est rouge et blanc...
Et puis j'ai aussi besoin de faire une pause sociale, et de changer d'air pour quelque temps. Nous sommes a mi-chemin, et je veux continuer de profiter a plein regime de ce voyage, sans me torturer l'esprit avec des preoccupations d'ordre social.
J'ai donc decide de partir quelques jours, en direction de Zanzibar. Raj etait d'accord pour m'accompagner... Alors nous avons pris un bus a Dodoma, et six heures apres nous etions a Dar Es Salaam...
C'est beau l'Afrique quand meme !
Catavélo, 2006-03-23 09:29:48
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Apres ces trois jours de Safari, nous avons donc repris les velos, direction Sud, vers la frontiere du Malawi... Il nous reste toute la Tanzanie a traverser.
Je decouvre un pays vert, vert, et vert. Bon, il pleut beaucoup, ca explique. Et quand il pleut, je ne parle pas d'un crachin bretonnant, mais de pluies torrentielles. On n'y voit plus a 15 metres ! Les routes deviennent de veritables rivieres en quelques minutes, parce que les rivieres debordent. La terre devient liquide ce qui donne l'occasion de prendre un bon bain de boue. Avec un peu de chance, un camion est passe avant nous et a creuse d'enormes ornieres qui, evidemment, se changent en torrents ! On se sent petit sur son velo, et je vous avoue que je prends un malin plaisir a pedaler dans ces conditions !
Lundi, je suis arrivee au bivouac la derniere car j'ai attendu Dieder qui etait malade ( tous les jours, on a au moins 5 malades sur le camp ). Nous avons essuye une pluie feroce et sommes arrives couverts de boue des pieds a la tete ! Bon, apres il faut se nettoyer et ironie du sort, l'eau est rationnee sur le bivouac !!
Je decouvre des paysages comme-dans-les-livres. Nous traversons des montagnes sur des routes de terre rouge qui contrastent avec le vert profond de la jungle alentour. Et ca sent bon ! Je hume des odeurs de fleurs toutes plus exotiques (quand je vous dit que le velo est le mode de transport le plus sensuel du monde !). On entend les singes hurler. Les versants cultives le sont de the et de cafe, de bananes et de palmiers. Puis la route redescend et offre un spectacle a couper le souffle sur des vallees vertes et denses.
Traverser l'Afrique a velo, c'est communier chaque seconde avec la Nature, une Nature maitresse et genereuse. Et si on sait la regarder, on y puise une energie formidable, et le fort sentiment d'en etre partie prenante. Il n'y a que le velo qui permette ce genre de sensation, et nous sommes deja presque fin mars... Alors les amis, en selle !
Catavélo, 2006-03-23 08:52:28
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